À l’Imaging World 2026 de Nuremberg, Sky-Watcher a présenté l’ORBIS 60EDX, annoncé comme son premier smart telescope. Au milieu des instruments pilotés par smartphone, il a une particularité qui saute aux yeux sur le stand : un véritable oculaire. On peut laisser l’appareil chercher et photographier un objet, puis revenir au plaisir de l’observer directement.

Deux façons de regarder
Sur la plupart des smart telescopes, l’observation passe par l’écran : l’appareil pointe le ciel, prend des poses successives et construit progressivement une image. L’ORBIS 60EDX reprend ce principe, avec une monture motorisée, une mise au point automatique et une application chargée de trouver les objets, de capturer les images, d’empiler les prises de vue et de les traiter.
Mais l’oculaire change la relation avec l’instrument. Pour montrer la Lune à quelqu’un, suivre une planète ou simplement prendre le temps de regarder, il suffit de mettre l’œil au télescope. Les cratères lunaires seront un terrain d’observation évident ; pour Saturne et ses anneaux, le rendu dépendra notamment du grossissement choisi et de la stabilité du ciel. Il faudra essayer l’appareil de nuit pour juger ce qu’il montre réellement.

Une optique de 60 mm et deux capteurs Sony
Selon les caractéristiques présentées au salon, l’ORBIS possède une ouverture de 60 mm, une focale de 300 mm et un rapport focal de f/5. À titre de comparaison, 60 mm de diamètre représentent une surface collectrice théorique supérieure de 44 % à celle d’un instrument de 50 mm. C’est un gain de lumière réel sur le papier, même si le résultat final dépend aussi de l’optique, du capteur et du traitement.
La voie d’imagerie principale utiliserait un Sony IMX585, capteur STARVIS 2 de 8,3 millions de pixels au format 3840 × 2160. Une seconde caméra, équipée d’un IMX662, servirait au repérage et à la vue large du ciel. Sony présente ces deux capteurs comme des modèles à haute sensibilité. Il faudra toutefois attendre des images brutes prises avec l’ORBIS pour apprécier son comportement en astrophotographie.
Tout intégrer pour observer plus vite
Le projet suit la logique des smart telescopes : limiter les réglages qui retardent la première observation. La monture doit trouver la cible et assurer son suivi, tandis que l’autofocus et l’application prennent en charge la partie image. Sky-Watcher annonce aussi des filtres intégrés, 128 Go de stockage et une batterie de 10 000 mAh. Le type de filtres, l’autonomie réelle et les possibilités d’export des fichiers mériteront d’être précisés dans la fiche définitive.
À l’arrière, la photo montre une commande centrale, un port USB-C et le marquage de la connexion sans fil. L’ensemble repose sur une petite base à trois pieds. Cette conception compacte semble pensée pour être posée rapidement, mais sa stabilité et son ergonomie devront être évaluées lors d’une séance sous les étoiles.

La promesse à vérifier sous les étoiles
L’idée de l’ORBIS 60EDX est séduisante : réunir dans un seul appareil la simplicité de l’astrophoto automatisée et l’observation à l’oculaire. Ce second usage évite de réduire toute une soirée d’astronomie à une image sur téléphone, sans renoncer au confort de la recherche et du suivi automatiques.
Le modèle exposé à Nuremberg donne déjà une idée claire de cette ambition. Pour se prononcer sur l’expérience, il manque encore un essai sur le ciel, une fiche produit complète, un prix et une date de disponibilité. Les caractéristiques ci-dessus reprennent les informations communiquées au salon ; elles restent à confirmer sur la version commercialisée.
Photos : ORBIS 60EDX sur le stand Sky-Watcher à l’Imaging World 2026. Photos fournies par Carlos Burkhalter. Sources complémentaires : organisateur de l’Imaging World et Sony Semiconductor.



